Bienvenue à Saint-Germain de kamouraska !   

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Notre histoire

Petite municipalité agricole voisine nord-est de Kamouraska, Saint-Germain dispose d’une magnifique vue sur le fleuve et les îles à partir d’une colline située  entre le Grand-Deuxième Rang et le rang du Mississippi, à 2 km au nord-est du village.

Détachée de Kamouraska, Saint-André, Sainte-Hélène et Saint-Pascal, la paroisse de Saint-Germain connue dans l’usage sous l’appellation de Saint-Germain-de-Kamouraska, probablement par attraction du nom du bureau de poste établi en 1886 et qui a conservé le nom de la paroisse mère était fondée en 1882. L’année même de son érection canonique, 1893, elle prêtera son identité à la municipalité de paroisse créée en juin.

Les Germainiens doivent leur nom à une église de Paris, Saint-Germain-des-Prés, dans laquelle le premier évêque de Québec, monseigneur de Laval, a été consacré.

Ce choix aurait été effectué par le cardinal Louis-Nazaire Bégin, évêque de Québec de 1898 à 1925, coadjuteur du cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau à l’époque de  l’érection canonique de la paroisse. D’autre part, une voie de communication, la route de Saint-Germain, avait déjà été ainsi identifiée dans la municipalité.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie  du Québec.



Saint-Germain de Kamouraska 1893- 1993


Voici deux extraits du Le centenaire, Saint-Germain, 1993. Le premier parle de la vie culturelle et l‘autre s’intitule Saint-Germain avant l’heure


La vie culturelle à Saint-Germain


Le théâtre


On a fait du théâtre à Saint-Germain à partir du moment où il y a eu une salle publique convenable. C’est le curé Jos Lévesque qui a été l’initiateur de cette construction d’une salle publique. Elle a été inaugurée en 1944. Le jour de l’inauguration, même s’il n’y avait pas de spectacle, le curé faisait payer ceux qui voulaient voir le rideau de scène; on donnait bien entendu comme on voulait. La première pièce produite et jouée par les gens de la paroisse fut la "Guidoune"; elle avait été montée par Thérèse Lévesque, institutrice de Saint-Germain et par Esthèle Charest de Saint-Pascal.  Malgré son titre "accrocheur" on ne doute pas du contenu moralisateur de la pièce.


Elle a été jouée pour la première fois le jour du mardi gras; la salle était remplie et tout le monde était sur son trente-six. Ce fut un succès; la pièce alla en rappel le même soir. Certains témoignages nous amènent à croire que monsieur Lucien Briand aurait aussi organisé des pièces.


Il y eut aussi du théâtre de tournée. La troupe de théâtre de Fred Raté, de Québec, est venue jouer à Saint-Germain à plusieurs reprises. En fait, la troupe venait ici deux ou trois fois par an. Cette troupe était composée de cinq ou six acteurs dont Mariette Raté, la fille de Fred et Jean Grimaldi qui sera mieux connu quelques années plus tard.


Les acteurs habitaient chez Léonce Laplante. Une autre troupe de tournée serait passée par ici, mais personne ne peut dire le nom’ Les pièces jouées étaient surtout tirées du répertoire dramatique. Les salles étaient toujours pleines et le public était bon; c’était le silence total pendant le spectacle.

Le cinéma


Le cinéma était présenté plus fréquemment c’est-à-dire à toutes les semaines, le dimanche après-midi et le dimanche soir’ Xavier Bossé allait  chercher le film à Saint-Pascal et il le rapportait à la gare, une fois présenté; les westerns étaient les films les plus populaires. Monsieur le curé s’occupait du projecteur. En fait c’était la fabrique qui supervisait tout ça.


La musique

À toutes les fins de semaine, il y avait de la danse à Saint-Germain. L’orchestre Perron de l’île aux Coudres  venait à la salle paroissiale. Le village avait aussi ses musiciens : Jos Briand, Lionel Briand et Lionel Parent qui jouaient dans les veillées.


Mentionnons aussi madame Louisette Lévesque qui fut longtemps organiste, madame Thérèse Collin-Laplante qui donnait chez elle des cours de piano et enfin monsieur Jean Morneau qui, à Pointe-Sèche’ donna des cours de solfège pour les choristes de l’église.


Saint-Germain avant l’heure


Bien avant que ce lieu où nous vivons devienne Saint-Germain, il fut le théâtre d’événements épiques. C’est à Saint-Germain qu’eut lieu l’une des premières batailles de la conquête anglaise de 1759. Nous citons ici Gaston Deschênes, historien originaire de la côte-du-sud :


"À 9 heures, le 7 septembre, Scott jette l’ancre devant Kamouraska. À une heure du matin, il envoie un commando remplir une mission particulière : enlever un habitant et le ramener à bord pour en tirer des informations. Le dimanche 9 septembre, à deux heures et demie du matin, le débarquement commence : deux heures plus tard, le détachement se regroupe à environ trois milles à l’est de I’ancienne église de Kamouraska et  sort victorieux d’une escarmouche au cours de laquelle un ranger est tué et un autre blessé. Un ennemi (canadien) est tué, deux autres blessés et cinq autres faits prisonniers. Après cet affrontement, le détachement brûle cinquante-six maisons sur son chemin vers l’église de Kamouraska. Une tradition locale veut que les habitants de Kamouraska aient eu l’honneur de repousser une petite invasion sur leur propre territoire dans le secteur de la route de Saint-Germain. Alexandre Paradis nous réfère à François-Magloire Derome qui ne cite rien d’autre qu’une tradition fidèle.


L’escarmouche s’est effectivement produite dans le secteur de la route de Saint-Germain mais, en septembre, les anglais en sont sortis vainqueurs et ils ont amorcé à cet endroit leur marche destructrice vers Québec.’’*

* Gaston Deschênes, L’année des anglais. La côte-du-sud à l’heure de la  conquête. Septentrion, Sillery, 1988, 180 pages, pp. 68-69.


Histoire - Pointe-Sèche


Un peu plus à l’est et quelques dizaines d’années plus tard, mais encore sur ce territoire qui deviendra celui de Saint-Germain, s’est établie une petite communauté, unie par l’éloignement des centres : Pointe-Sèche. Ce lieu fut, au 18e siècle un village très prospère du comté de Kamouraska. Mais on n’en fait maintenant mention que dans les livres d’histoire. Sur place ne subsistent que quelques traces tangibles.


C’est la navigation fluviale qui a assuré la prospérité de ce petit village. La voie ferrée, qui reliait l’est de la province à Québec et à Montréal a sonné le glas de cet endroit habité surtout par les familles Roy et Desjardins. Les mémoires de Bernard Desjardins nous disent de quoi avait l’air ce village


en 1857. Il y avait de belles grandes maisons de style colonial. On appelait ce lieu "Pointe-Sèche" parce qu’il s’agissait d’une pointe de montagne en forme de croix, pointe où on ne trouvait que du bois mort . Vers 1770, Joseph-Marie Roy, dit Desjardins s’installa à Pointe-Sèche. Il eut cinq fils qui construisirent tous leur demeure en cet endroit. Si bien qu’en quelques années on compta une population de quelque cent personnes, y compris les serviteurs. Citons ici un article du Soleil de novembre 1973 :


’’De 1800 à 1850, il y eut beaucoup de circulation sur le fleuve. Puisqu’il n’y avait pas de chemin de fer, les petites goélettes faisaient de bonnes affaires; la pêche aussi était excellente : sardine, morue, hareng, anguille, esturgeon, saumon, marsouin et petites baleines blanches. Il y avait des vergers. On construisit un quai et cela déboucha sur la construction de goélettes. Elles étaient faites entièrement à la main. Les billots étaient coupés dans la forêt, transportés au chantier, placés sur des travers élevés et mis en planches avec un godendard. Un homme se mettait sur le billot et un autre en dessous. Ce travail occupait quotidiennement trois ou quatre groupes d’hommes pour une période de dix à douze heures. Les côtés du bateau étaient coupés dans la forêt et choisis parmi les arbres courbés ou les racines. Quant aux planches, on les faisait tremper dans la vapeur pour  les rendre plus malléables. Pour les joints, on se servait de chevilles de bois. L’étanchéité était obtenue par le calfeutrage. Les résidents de la Pointe-Sèche étaient des plus heureux. Durant la belle saison seulement, ils allaient à l’une ou I’ autre des deux églises (Kamouraska et Saint-André) qui étaient situées à cinq ou six milles de distance. L’hiver ils étaient isolés à cause des tempêtes. Avec le chemin de fer et les bateaux à vapeur tout cela a fermé. Des quarante belles maisons, il n’en reste qu’une, le château des Campbell-Rankin, et quelques restes de pierres qui rappellent qu’il y eut un quai’’.


Ce château vaut qu’on raconte son histoire, car il est une des pièces importantes du patrimoine historique et culturel des québécois, malheureusement en voie de disparaître faute de mesures pour assurer sa protection. D’abord, Qui était John Campbell? Une découpure de journal (rien ne nous permet d’identifier le journal et la date où l’article a été publié) nous fait une excellente présentation de cet homme et de son château:


’’Il est né à Québec en 1785, d’un père anglais et d’une mère américaine. Son épouse, Mary-Vivian, était d’une riche famille anglaise. C’est en 1835 que l’homme d’affaires fit construire son château sur les fondations d’une autre maison. Campbell utilisa de la main-d’œuvre locale même pour la finition intérieure; aussi y retrouve-t-on les principales caractéristiques de la décoration paysanne. C’était une maison prestigieuse mais quand même sans électricité ni eau courante. Cette dernière était amenée à la maison à partir d’une source un peu plus haute dans la montagne. On utilisait un boyau pour l’alimentation domestique. À ta maison il fit ajouter une grange à deux étages, une forge, une remise et une maison pour les serviteurs. En bas de la montagne il fit ériger un moulin hydraulique qui fonctionnait grâce à une roue de quarante pieds de diamètre.


Homme entreprenant, il fit aménager un quai d’un quart de mille de long et une jetée de deux milles de long pour recevoir les gros navires  en provenance de l’Europe. Puis pour mettre ses propres goélettes à l’eau, il fit compléter le tout par une descente de bateaux. Satisfait de sa prospérité, il décida de compléter son bonheur en allant chercher son épouse que l’on disait très jolie. Croyant l’impressionner avec son domaine, il fut très déçu; elle lui dit qu’il n’y avait rien-là qui pouvait égaler ce qu’elle avait laissé en Angleterre et que même les étables de son père étaient plus jolies que le château qu’il lui avait fait construire. Ainsi, Mary-Vivian ne passa que certaines périodes au Québec. Si bien qu’en 1841, elle retourna chez elle pour ne plus y revenir. Un plus tard, John Campbell allait la rejoindre pour y mourir ensuite en 1855, à 1’âge de 70 ans’


Le domaine fut légué aux nièces de Campbell puisque ce couple n’avait pas d’enfants. Une des nièces racheta toute les parts des autres et c’est ainsi que de 1879, année où il fallut faire des travaux importants à la seigneurie, jusqu’en 1968, le domaine fut utilisé comme maison d’été pat John Rankin et ses descendants. En 1968 le domaine a été racheté par M. Michel Richard pour y exploiter une partie de la forêt qui couvre les 250 arpents de la propriété. Il n’avait pas l’intention de restaurer les bâtiments. Des vandales les ont presque complètement vidés et brisés.


Cette maison a déjà accueilli des personnages célèbres. En tout cas, il est assuré que l’épouse du premier ministre du Canada, Mme John A. Macdonald y a  séjourné à l’été 1882. En 1901, ce fut au tour du professeur Emest RuthÉrford, pionnier dans les recherches du radium et de l’atome d’y passer quelques jours’’.


Pour en connaître davantage sur la première référence documentaire au projet d’érection de la paroisse (requête datant du 12 novembre 1873) et des suites qui ont mené à la création de Saint-Germain de Kamouraska, consulter le livre  Le centenaire, Saint-Germain, 1993 disponible pour consultation au bureau de la municipalité.

 
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